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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 12:46
photo du net

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il faut lire le texte de Christine Angot parut dans libération :

Donald par Christine Angot...

 

il faut lire le texte de Christine Angot dans liberation : donald

j'ai eu la chance de l'entendre

de sentir son émotion

il faut lire le texte de Christine Angot

sur libération...

et chance j'ai pu l'entendre en direct...

 

 

Published by jeanne
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 07:51
photo jeanne

photo jeanne

 

Candide suivait la réunion, d'un œil, d'une oreille distraite...,

dehors l'automne, sa saison préférée tardait, les arbres gardaient encore leurs feuilles, le roux se faisait rare, la sève était encore haute

elle se sentait amorphe cet après midi là, la sieste lui manquait.

elle avait pris cette habitude depuis peu, même si elle ne dormait pas, elle se détendait, elle se détendait était le mot exact.

ses os prenaient une nouvelle forme, tenus par des muscles relâchés,

elle se regardait d'un nouvel œil.

elle rêvassait,

la mer lui manquait

le bleu de l'île lui manquait

la galère glissait

juste le bruit des rames fendant l’eau régulièrement

une mécanique bien huilée

une galère de vacance

sans chaîne

sans fouet

sans roulement de tambour

les voiles se gonflaient

le vent d'autan pensait elle

il apportait une odeur écœurante d’œillets

pourtant elle avait souvenir d'aimer les œillets,

les rouges tout particulièrement

les gens autour d'elle, autour de la table n’existaient pas, ou si peu

il parlaient dans une langue inconnue aux sonorités douces

tout était douceur

les gens ne parlaient pas

ils ronronnaient dans un vocable d'une rondeur extrême qui lui rappelait les dunes

ces dunes mouvantes qui au soleil couchant se mettaient à vivre

Candide revivait ces instants de désert rouge

ces instants de sable crissant sous ses pieds

quand la chaleur s'estompe et qu'elle se prenait à espérer

Soprano n'avait plus sonné de nouvelles, son numéro de téléphone aux abonnés absent

elle savait qu'il s'éclipserait un jour

il ne vivait que pour ces éclipses

il pouvait revenir comme si le temps s'était suspendu

sans explication

quoi dire d'ailleurs

Soprano était un feu follet, il fallait le comprendre ou passer son chemin

Candide toute détendue souriait

peut être un peu béatement, car Gabriel sa droite lui donna un léger coup de coude la réunion s'éternisait, elle réprima un bâillement

 

- chers amis le CAC ne va pas s’écrouler

 les importations de la chine,,,,

 

et Candide, elle, s'en foutait

 

     

    Published by jeanne
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    9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 09:17

     

     

     

     

     

    ce matin les mots me manquent

    la démocratie chancelle 

    et c'est ça la démocratie pourtant

     je suis infiniment triste

     

    Published by jeanne
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    6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:28

    photo jeanne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'était une terre d'ici

    une terre d'un pays grand comme la main

    une parcelle minuscule plantée d'oliviers

    une terre avec sa petite ferme, un poulailler, une bergerie

    Toni avait toujours vécu là

    ses premiers souvenirs étaient nés là,

    dans ce lopin de terre il avait appris à marcher, dans la caillasse et la poussière

    il se souvenait de ses courses après les poules, de ce méchant coq qui n'hésitait pas à l'attaquer quand il jouait sous la table

    il avait dans l'oreille le vent qui passait la colline

    chaque vent avait sa musique son chant

    il ne redoutait que le mistral ses sifflements aigus,

    la peur qui la nuit le faisait se réfugier dans le lit de son frère sous l'édredon rouge

    Toni avait vu ses parent travailler du lever au coucher du jour, tous les jours ils ne se plaignaient pas, ils vivaient chez eux

    il aimait la grande pièce commune, ses tomettes qui avaient perdues leur rouge d'origine mais qui gardaient la fraîcheur

    il faisait bon s'y étendre aux chaudes journées d'été

    les deux chambres contiguës lui semblaient vastes, les fenêtre sans volets s'ouvraient sur un champ de luzerne, après la pluie la chambre sentait l'herbe fraîche

    longtemps après

    en fermant les yeux, fort, plus tard, il retrouvait un peu de cette odeur tendre

    il aurait pu pleurer,

    dans leur chambre deux lits une commode ancienne avec 5 tiroirs

    une seule clef pas de poignée

    sur le haut un marbre doux comme la peau, rouge veiné de sombre,

    il vient de carrare avait dit sa mère

    Toni ne savait rien du monde, le sien était là, tout petit et carrare chantait à ses oreilles...

    l'autre chambre était celle des parents, on y entrait pas.

    Elle avait des volets bleus qui joignaient mal, qui grinçaient au vent

    mais il n'avait pas peur

    ici il n'avait jamais peur, jamais

    le temps passait doucement, l'hiver n'était jamais rude,

    une pluie de grêle oui, une fois avant le printemps, il avait aimé ces petites perles froides qui se consumaient dans sa main

    il ne se posait pas de question, sa vie était rythmée par les saisons

    l'école, les vacances, le bleu du ciel si bleu si déchirant de bleu parfois.

    Avec la saison des olives arrivaient deux cousins du nord de l’Italie

    il aimait les entendre chanter le soir, le jour

    ils chantaient les cousins ils riaient les cousins

    la lettre arriva recommandée

    son père du signer sur un papier du facteur

    la lumière dans la chambre de ses parents restait allumée longtemps dans la nuit

    les yeux de sa mère se cerclaient de bleu foncé

    lui et son frère avait entendu les mots départ, bagages ailleurs

    qui ne voulaient rien dire

    qui ne lui disaient rien

    le petit Toni ne savait pas, ne voulait pas savoir

    pas encore...

     

     

    j'ai par erreur effacé deux de mes abonnés

    et je ne sais pas lesquels

    désolée

    Published by jeanne
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    27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 16:16

    " deux choses son infinies

    l'univers et la bêtise humaine

    en ce qui concerne l'univers

    je n'en ai pas acquis la certitudes absolue"

     

    La leader du mouvement Femen Inna Chevchenko

    pourtant connue pour son engagement contre le port du voile

    signe une tribune sur le site de l'international business times

    "le burkini est sexiste

    mais si nous interdisons aux femmes de le porter

    nous ne vaudrons pas mieux qu'une dictature"

    photo jeanne
    photo jeanne

    "

    Published by jeanne
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    26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 19:03
    "ne pas sombrer dans la démesure sécuritaire" michael foessel
    Published by jeanne
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    15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 18:24
    je n'ai pas les motsje n'ai pas les motsje n'ai pas les mots
    Published by jeanne
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    9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 11:31
    petites histoires : 18

     

    l'atelier était encore dans une demi obscurité,

    la faible clarté venait d'une petite fenêtre

    le ciel s'était couvert

    le soleil voilé.

    pourtant c'était le matin,

    11 heures précisément venaient de sonner au clocher de l'église.

    bernard avait signé sa toile,

    un gribouillis que personne ne saurait lire

    seuls ceux qui le connaissaient bien,

    intimement sauraient

    peut être

    il aimait ses jaunes qu'il travaillait particulièrement,

    sa palette témoignait de sa recherche

    tentatives de soleil,

    de lumière,

    de ciels

    le jaune ne lui suffisait pas,

    comme une déchirure

    le ciel s'était ouvert sur des bleus sur des violets

    la lumière se coupait

    se déchirait sur cette ouverture

    comme une blessure,

    comme un vague désert

    plus tard il avait ajouté un humain

    un homme une femme

    aucune importance la présence seule comptait sur ce chemin qui se perdait dans la lumière

    il savait qui était cette ombre diffuse

    il le savait intimement sans pouvoir préciser

    une ombre venue de si loin qui lui avait tenu la main longtemps

    si longtemps

    il avait voulu immortaliser ses sensations,

    ses souvenirs qui s'estompaient

    les poser sur la toile

    tentatives

    oui tentatives

    il tentait le ciel les ciels

    les odeurs revenaient à cet instant

    une odeur de sable bruni

    il pouvait même sentir la chaleur sur son visage

    il délirait

    ses démons revenaient

    il pouvait sur la toile se raconter encore un peu

    cela n'avait plus aucune importance

    le tableau était terminé

    doucement il ferma la porte de l'atelier

    Published by jeanne
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    30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:59
    photo jeanne

    photo jeanne


    l'eau était transparente

    sous mes pieds le sable s'était posé en vagues

    à chaque pas des grains se dispersaient en fin nuages

    grains de mica sous le soleil

    au large trois voiliers avaient jetés l'ancre

    en surface des vagues venaient s’écraser sur mon ventre

    je frissonnais

    sur les rochers

    tout près

    les cigales chantaient l'été

    pour la première fois depuis mon retout je les entendais

    je me sentais en automne

    je faisais un effort pour penser l'été

    comme s'il me manquait une saison

    j'avais eu le soleil de californie

    le désert

    le chaud

    le souffle chaud des canyons

    l'odeur des herbes roussies

    les vents tiède

    la neige vers Taos

    le temps me prenait de court

    l'eau était transparente

    un voilier larguait ses amarres

    bien sûr le bleu-ciel du sud

    fluide

    pur

    les rires

    les cris des enfants sur le sable

    les parasols colorés

    me ramenaient chez moi

    et c'était l'été

    Published by jeanne
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    16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 18:13
    photos jeanne
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    ce jour là, le ponant se disputait avec le mistral

    querelles vaines

    la plage la mer était à eux

    moins fort le ponant portait des odeurs de terre

    d'immortelles de genets de lauriers rose

    sous le soleil l'intérieur de l'île exhalait ces odeurs jusqu'au rivage

    elle les reconnaissait

    la mer se déchainait

    racontait une autre histoire

    des histoires d'îles

    de femmes

    de sorcières *

    de cette femme qui un matin avait trouvé dans ces draps des peaux

    des lambeaux de peau

    des squames

    avait-elle muée ?

    elle n'osait sortir avec sa peau rose toute nouvelle

    craindrait-elle le soleil ?

    plusieurs nuits et plusieurs matins

    elle changeait ses draps

    jettait des bouts racornis

    elle ne souffrait pas

    se sentait même plus légère

    plus pâle

    un peu plus chaque jour

    ses cheveux plus roux plus famboyants

    des cernes noirs faisaient ressortir ses yeux

    plus clairs délavés

    un fond de rivière d'autrefois

    elle sortait aux matins-tôt

    aux odeurs de rosée

    évitait le soleil

    elle se sentait différente

    cette peau lui allait comme un gant

    si douce

    elle découvrait une fragilité nouvelle dont elle n'avait pas peur

    elle se faisait confiance

    une autre ? serait-elle une autre ?

    une autre mesure du temps

    bien sûr que non c'était elle

    des images le confirmaient

    ses amies étonnées n'osaient rien dire

    elles faisaient semblant de ne rien voir

    cela l'arrangeait bien

    d'ailleurs que dire ?

     elle n'avait aucune solution aucune réponse

     c'était venu

    et c'était là

    elle était là,,,

     

    * la roche creusée s'appelle "la sorcière"

    Published by jeanne
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