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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 08:05
photo jeanne

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"... il n'y a qu'un seul luxe pour eux

et c'est celui des relations humaines

comment ne pas comprendre

que dans cet univers vulnérable

tout ce qui est humain

et n'est que cela

prend un sens plus brûlant ?

visages tendus

fraternité menacée

amitié si forte et si pudique des hommes entre eux

ce sont les vraies richesses

puisqu'elle sont périssables..."

 

camus avait 10 mots préférés

hommes est l'un d'eux...

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 05:40
photo jeanne

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soleil

coté soleil

j’écoute cabrel

il m’enchante

sensible vrai dansant

je pars vers un autre soleil

plus au sud

plus chaud

m’assurer m’avancer me taire rêver encore

encore plus au sud des fantômes pleurent

et le jour qui se lève a peur

la mer-charnier absorbe prends

efface les fugitifs

erradique des hommes

la mer-barbelée les arrête

devant le monde crédule voyeur aveugle

le monde a peur

vies en pointillées

ils se dissolvent dans la lumière qui les avale

ils crient au vent du large

accrochés à des planches

ils crient

des hommes entendent

sauvent

accueillent des hommes

la campagne défile

les champs rectilignes aux couleurs de printemps annoncent les futures moissons

tâches vivantes

les lacs reflètent le bleu-sud

cette terre que j’aime où je me sens chez moi

où ils sont chez eux échoués morts sur les plages

les torriis éclairent ma mémoire

voiture 3 place 31

sous un autre bleu

une autre île m’attend

 

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 07:38
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sensible

aux odeurs 

celles de la nature

elle pouvait sentir  l'odeur du jasmin 

comme sur ce parking 

sous la pluie 

elle savait que du jasmin était là 

bien avant de le voir

il y avait en elle

des parfums lointains d'afrique 

l'odeur-térébenthine

si particulière de l'iroko

ce bois magnifique couleur de tabac blond 

les odeurs de pinède surchauffée 

quand les cigales racontent crient leur vie éphémère

l'odeur de sa mère quand petite

elle disait 

tu sens la maman 

les odeurs comme des fils conducteurs jalonnaient sa vie 

les parfums 

un parfum qu'elle ne sentait plus

son shalimar

depuis si longtemps 

mais qui l'habitait               habillait sa mémoire

 il y avait encore  en elle

les odeurs de quelques hommes qu'elle avait croisé  aimé

  dans sa tête les odeurs

c'était de la vie enregistrée à jamais...

 

 

je pense que ceux qui étaient inscrits à ma news letter

ne le sont plus : nouvelle présentation d'over blog qui a supprimé

et j'en suis désolée.

 

 

 

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 06:00
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 01:26
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en vrac

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:34
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la pluie

bienvenue douce

la musique sur les galets

ajoute au silence

au mystère

à la fascination du lieu

le mur d’enceinte raconte

ou ne dis rien

fermer les yeux

s’imprégner de l'espace le faire sien

oublier qui on est

oser

s’envoler survoler

et le souffle de l’air sur mon visage comme une caresse me porte loin

*il y a 15 pierres

dans le jardin

mais où qu'on se place on n'en voit que 14 !

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 11:27
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 22:08
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quitté hiroshima

sa peine sa joie

à miajima le torrii se dresse vers le ciel

comme une île rouge

une île à lui tout seul pieds ancrés dans le sable

à la marée montante

puis l'eau se retire lentement

une gamine s'élance

hésite elle a de l'eau jusqu'aux genoux

 hésite encore s'avance

 touche le pied majestueux

la première

fait signe à son père

victorieuse

le torrii est la porte sacrée

l'entrée du monastère qui s'étale devant

quand la mer  s'est retirée

nous allons mettre des pièces entre les petits coquillages

 sur ses pieds énormes

le rouge le vermillon éclatent sous  un ciel gris

puis c'est le départ

vers une autre île

chercher  encore

toujours

l'horizon bleuté

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 19:44
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il pleut à hiroshima

une pluie fine,

qui ne mouille pas

ou si peu la brume s’accroche à l’île en face

le ciel est gris

  • la mer est grise juste plus brillante

noire dans ses creux ridés par le passage de quelques bateaux

il pleut à hiroshima

quelques pêcheurs préparent leurs lignes

un enfant se promène

"hiroshima mon amour"

la ville neuve ne peut oublier

peut être que les esprits occupent encore la cité

se promènent au delà des collines

les gimkos se dressent indestructibles

aujourd'hui c'est la fête des fleurs

la foule est dans la rue joyeuse

il ne pleut plus

dans le musée d'hiroshima pour la paix

nous déhanbulons devant des restes de vêtements,

des objets témoins calcinées

le 6 aout 1945 à 8h15 la bombe atomique est utilisée pour la première fois comme arme de guerre

elle explose à 600 mètre au dessus du centre ville

embrasement

une jeune fille pleure

je retiens mes larmes

dans un rayon de 2km tout est détruit

des milliers de gens meurent

ceux qui ont survécu

brulés irradiés

s'enfuient de la ville

                                  dévastation

occupation du japon par l'amérique.

dans l'esprit des habitants d'hirochima s'enracine l'idée de la nécessité absolue s'interdire les armes nucléaires.

pourquoi hiroshima ?

on pensait qu'il n'y avait pas de camps de prisonniers des forces alliées

140 000 personnes ont péri vers décembre 1945,

une fois que furent calmés les effets des radiations

"little boy" (c'est le nom de la bombe)

avait tué une ville

je n’avais pas compris

je n’avais rien compris d'hiroshima

et il ne pleut plus.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 14:32
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cher patric,

dans l’île du soleil levant, isabelle m’a envoyé tes mots.

un peu surprise, mais pas tant finalement.

« elle ferma les yeux pour le revoir »

dans la lumière de fin de jour, tu sais cette lumière dorée exagèremment rousse, fugace, que l’on voudrait retenir pour que la nuit ne vienne pas.

ces quelques instants s’impriment au fond de nos crânes,

cette lumière inoubliable qui nous habite, qui nous fait rêver.

là, elle le revoyait, sylhouette noire élancée, comme une ombre chinoise. elle le revoyait avant de l’oublier, elle serra encore sa main « pour dormir avec lui »

elle l’oubliait, elle savait l’oublier, elle oubliait, même si quelques souvenirs affleuraient à son esprit.

« lui sourit à ce soir 9heures »

à 9 heures ce soir elle n’y serait pas

ni ces 9 heures, ni toutes les 9 heures à venir.

elle ne viendrait plus. plus aucun soir d’aucun jour. les couchers de soleil seraient lettres mortes. aucune heure où elle serait là à attendre.

« les jambes disparues elle entra dans l’eau noire »

oui l’eau était noire, elle avait gardé longtemps le reflet du couchant, puis avait pris la couleur noire et froide qui lui faisait peur.

l’eau au ventre elle frissonna.

pourtant elle était belle cette eau moirée scintillante si vivante. elle charriait des branches, des bouts de plantes, et même des fleurs. des odeurs de bois en décomposition , des odeurs fortes d’après la pluie qui lui donnaient la nausée.

« ses lèvres contre l’étui d’or »

l’étui que tu croyais avoir perdu ? je ne l’ai jamais vu patric. je sais que c’est toi qui lui avait donné, mais je ne l’ai jamais vu une cigarette aux lèvres, fumait-elle ?

« c’était son temps du bonheur »

je ne sais pas, je ne l’ai jamais vu sourire, était elle- heureuse ? toujours son visage fermé, distant, craintif parfois. elle passait comme une ombre, silencieuse et rapide, le temps semblait l’ignorer et elle le lui rendait bien.

un autre temps se dessinait « son temps du bonheur, » je voulais lui parler et elle me parlait

« le temps du bonheur d’une futur mort »

 je savais qu’elle aimait, la vie toi sans doute.

mais la vie ...

 

 

alors je me suis prise au jeu cher patric

je ne sais pas ce que tu attendais, attendais tu d’ailleurs quelque chose ?

voilà mes mots sur les tiens Je t’embrasse, à bientôt.

 

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