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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 07:44
photo jeanne

photo jeanne

 

 

quand le calme s'installait

des souvenirs 

 odeurs diffuses

me revenaient

la terre mouillée des  matins-tôt

l'herbe fraichement coupée

la résine des pins chauffés à blanc dans les pinèdes du sud

l'iroko de là- bas

sur ma peau un léger frisson,

une émotion qui remontait au cœur

un regard différent

une étincelle

et je captais tous les signaux

le vent l'oiseau sur le cyprès

les nuages mouvants

l'écume des vagues me chuchotait

sa fureur

son calme salé

j'aurai pu pleurer

de ces larmes qui coulent sans chagrin

comme ça, en douceur, en plaisir même

comme ces gouttes de pluie qui n'arrivaient pas

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 10:27

 photo jeanne

 

Les chiffres des heures s'affichent sur le mur

de moins en moins rouges

au fur et à mesure que le jour passe à travers les lames du store

elle n'a toujours pas trouvé le bon oreiller

un qui ne lui casserait pas le cou

qui l’aiderait à dormir

elle qui dormait si mal

des réveils intempestifs à des 3 heures du matin

elle voulait bouger

faire un café

ouvrir toutes les portes

toutes les fenêtres

faire entrer le frais

le rideau bleu ne bougeait pas

pas un souffle d’air

un reste d’humide de la nuit vaporisait une odeur de jasmin

Essaouira lui revenait en bleu total

le calme s’installait  après les journées de feu, de mistral

le ciel à la fenêtre de la cuisine se mettait au rose tendre

fugitivement

dans quelques minutes il faudrait fermer le store

sur le cru du soleil

un vent chaud venu d’Afrique soufflait

le thermomètre affichait les 37 degrés

il devait encore monter

plus de différence de température entre la nuit et le jour

la canicule s’installait

les feux de forêts noircissait le ciel

les feuilles roussies du cerisier commençaient à tomber

 un avant-goût de l’automne ? 

coup de chaud

nous n’étions que fin juillet

des visages furtifs défilaient

ballet de figures anciennes

visions fugitives sur lesquelles elle n’avait plus de nom à mettre

fantômes en draps bleus

c’était hier  c’était si loin

l’usine, la chaine, la chaleur l’été, les cadences

le froid l’hiver les mêmes cadences

l’odeur du pain grillé

des biscottes tièdes à mettre

en goulottes

en sachet

en carton

sur palette

elle se souvient, impensable aujourd’hui

elle avait fait grève  seule

harcelée par un petit chef

elle la « mao »

le poste le plus pénible était les cartons

debout pendant 8 heures

une demie heure de pose

suivre le rythme

remplir les cartons

 les cartons plein de 10 kilos

qu’il fallait mettre sur des palettes

d’une certaine façon

sinon au moindre mouvement du transpalette tout s’écroulait

ce poste était réservé aux nouvelles

au fur à mesure de l’ancienneté on remontait dans la chaine

et là on pouvait s’assoir sur des tabourets

 lui le petit chef s’obstinait à la mettre aux cartons

alors qu’elle  pouvait  « prétendre  à un poste assis »

un matin elle refuse de prendre ce poste

en blouse couleur biscotte, résille sur la tête

elle se met en grève seule révoltée et désespérée à la fois

elle  fait le tour des fours

 avait le soutien des ouvrières qui avaient prononcé le mot grève

« s’il te le fait à toi il peut nous le faire »

certains lui avait dit qu’elle pouvait se faire renvoyer

qu’importe, elle ne pouvait céder à cet homme à ses brimades continuelles

 elle se souvenait encore  de  son nom félix

le directeur avait calmé le jeu

le lendemain elle avait obtenu gain de cause

elle pouvait poser son cul sur un tabouret !!!!

elle est restée 2 ans dans cette usine

 les horaires 5 h30 13h 30 pour le quart du matin

13h30 21h30 pour le quart du soir

ça devenait impossible, insuportable avec son fils

il passait trop de temps seul

toujours inquiète

la clef  de la maison pendue à son cou

il se gérait tant bien que mal

tout lui revenait en bloc

la chaine les odeurs, les ouvrières

le courage de ces femmes

penchées sur ces fours où sans cesse les biscottes arrivaient.

la « mao » devait partir

une petite fête, une plaque d’identité en argent

elle quittait définitivement l’usine

à 21h 30 un samedi,

elle en gardait un souvenir ému

de lutte de fraternité de révolte

qu’elle n’a jamais retrouvé

elle avait eu une place dans un FPA

sténo dactylo correspondancière

elle commençait le lundi

elle avait eu son CAP en 6 mois !!!

d’autres cadences infernales !!!

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 17:35

juste une pensée. je ne te connaissais pas, tu ne me connaissais pas : une passante...

photos jeanne
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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 10:01

 

Résultat de recherche d'images pour "jeanne moreau"

photo du net

jeanne ma lumineuse

ma radieuse

je n'oublierai pas ta chanson avec vanessa paradis

un pur moment de grace

au firmament du 7eme art

tu illumines mon ciel

 

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 06:42
photos jeanne 
baou-tailla-n-bouisson-10-22989
baou-tailla-n-bouisson-11-22990
baou-tailla-n-bouisson-13-22991

 

 

 
 

Les carrières de la pointe de Baou Tailla ( qui signifie escarpement taillé) – corniche de Baou Tailla – Carro (au dessus de la plage) : 

En bordure de mer, témoignage spectaculaire des carrières de calcaire coquillier (roche rose tendre), qui de l’Antiquité grecque au XIXe, ont été exploitées pour la construction des monuments marseillais. 
il ne reste que les entailles, les encoches
certaines sont sous la mer
ces roches qui au soleil couchant prennent le rose entre les coquillages

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 15:08

 

 

 

 

 

                                       photo jeanne dessin ernest pignon ernest

 

 

la piste était vide

éclairée par un projecteur, un rond de lumière

il est venu, le violon bien calé sur son épaule

 vêtu de noir

un costume suranné avec une queue de pie

il joue

une musique douce, pénétrante qui me remue

j'y vois tous les soleils

les brumes du nord

les sables ocres poussés par les vents,

les dunes

mousseline rouge

elle entre en scène

une liane qui se déplace sur ses chaussons

à petits pas pointes après pointes

elle s'enroule autour du violoniste

ils tournent doucement

un seul corps

la musique se fait plus poignante prégnante

une longue plainte d'amour

puis elle se détache

le laisse

tourbillonne

s'envole  fend l’air en grand écart

retombe dans les bras d'un qui vient d'apparaitre

des tambours se joignent au violon

accompagnement parfait

un instant fugace, fugitif

que je capte

que j’incruste

je sais que tout va disparaitre

que je vais oublier

je ne veux pas oublier

plus loin Rodin pense

il se demande

lui bâti dans le bronze

là pour l’éternité

immobile

couvert de merdes de pigeons

il s’envolerait bien lui aussi

condamné à perpétuité

aux vents à la pluie

il aimerait une musique douce

comme une caresse

celle du vent dans les arbres ne lui suffit plus

les hivers lui semble si longs

lui sorti de bronze incandescent

moulé à chaud

il a froid

il en a marre

aimerait bien penser à autre chose

il ne pense plus,

il est ailleurs, il s’imagine

parti avec le tulle rouge

et la fille aux chaussons roses

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 08:23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo jeanne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salut jacquy

 

je ne suis pas là aujourd'hui

nous nous sommes vus une dernière fois à l'hôpital vendredi dernier

bien sûr je ne savais pas que c'était la dernière fois, l'espoir est toujours là, chevillé au corps

alors te dire si tu entends, où tu es

que je t'aime

que je garde en mémoire nos conversations sur la vie, sur la maladie

que je garde en moi ces balades au bord de la mer ou vers chez toi

que je garde en moi ces parties de rami que tu n'aimais pas perdre, mais oui que tu perdais parfois !!!

je garde en moi ces voyages

ces amandes et ces sardines en boîtes

ce désert partagé

cette partie de vie imprimée dans ma mémoire à jamais

alors si tu fais ce voyage pour je ne sais où

sache que je t'accompagne un bout de chemin

et peut-être, peut-être qu'un jour d'une longue nuit

on se refera une partie de carte

donc à plus tard

je t'embrasse où que tu sois

 

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 07:59
photo jeanne

photo jeanne

 

 

ce que l'on garde en soi

comme un mystère, des secrets

comme une honte,

des tâches indélébiles

 remontent comme des bulles

 pavés qui nous écrasent la poitrine

les poumons se serrent

cette douleur venue de loin

récurrente...

elle partait vers la pluie annoncée

de lourds nuages-horizons

de la mousse effilochée

accrochée aux faîtes des collines

des tours de roues rapides bruyants

un printemps-patchwork de couleurs tendres

elle visait le ciel

recherchait le bleu

elle ne renonçait pas

aux îles

aux rochers roses incrustés de coquillages

elle avait endigué les larmes

barrage

peut être un jour

de raz de marée

de grande marée

elles viendraient la noyer

peut être

un jour de gris

un jour de vide.

le soleil finissant sculptait les nuages

nuances de blanc

montagnes mousseuses changeantes

icebergs lumineux

pacifiques

le bleu était là

elle le savait.

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 05:49
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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 00:44
photos jeanne
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photos jeanne

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le printemps m'a surprise...

au vert tendre

                    le bleu était là

                    quelques nuages noirs s'éloignaient

                    et le bleu était là

                    rouge sang

                    et le blanc était là

                    mon sourire aussi

 

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  • : ... "mes seules certitudes sont les fleurs de l'amandier... la mer son rivage et les constellations d'étoiles.." MES PHOTOGRAPHIES NE SONT PAS LIBRES DE DROITS
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