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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 14:50
photo jeanne
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nous les gueux

nous les peu

nous les rien

nous les chiens

nous les maigres

nous les nègres

nous à qui n'appartient guère plus

même cette odeur blême

des tristes jours anciens

nous les gueux

nous les peu

nous les riens

nous les chiens

nous les maigres

nous les nègres

qu'attendons-nous

les gueux

les peu

les rien

les chiens

les maigres

les nègres

pour jouer aux fous

pisser un coup

tout à l'envi

contre la vie stupide et bête

qui nous est faite

à nous les gueux

à nous les peu

à nous les rien

à nous les chiens

à nous les maigres

à nous les nègres...

Published by jeanne
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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 17:31

il était là

dans cette maison froide.

                          dehors l'hiver n'en finissait plus.

le mistral qui pouvait décoiffer les arbres, envoler les jupes, déchirer le linge,

les draps

laisser sur les cordes  les épingles nues et colorées,

ne soufflait plus

son dos le faisait toujours souffrir,

l'aspirine n'avait plus d'effet

un cautère sur une jambe de bois

il ne disait rien, celà ne servait à rien de se plaindre

l'écoutait-on seulement ?

son petit déjeuner sur la table basse

les biscottes tartinées

le café dans la tasse de sa mère

celle en porcelaine blanche avec des motifs or

celle qu'il ne devait pas mettre au micro onde

tout était là

rien n'était là

que cette envie de plus rien qui le prenait dès le matin

qui enflait avec les heures

des heures de 80 minutes

des minutes de 400 secondes

des longueurs de temps qui le tuait

il se sentait parfois mourir à petit feu

depuis quand avait-il cette impression ?

Gabriel ne le savait pas

cette espède de langueur s'était installée insidieusement

coulait

inondait son corps

son esprit s'embuait

brume du matin

brume des après midi

cauchemar des nuits sans sommeil

il se souvenait encore de certains de ses rêves

des utopies de ses folles années, de ses amis si chers

comme pris par un aspirateur

certains avaient disparu

pas forcemment morts

disparus dans la vie

en tous cas loin de lui

les messages s'étaient estompés au fil du temps

thierry ... qu'était -il devenu

son départ précipité avait rompu les dernières attaches

les dernières amares

                          dehors l'hiver n'en finissait plus

voilà qu'il se mettait à radoter

il avait peur de ce temps indéfinissable

de cette route infinie

de cette mer sans horizon

plate depuis que le mistral........

qu'avait-il à perdre ?

du temps vide

un goût de sciure dans la bouche

il appela sa fille

léna ?.......

sans attendre la réponse

il raccrocha.

 

 parti...

il était parti

photo jeanne

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 11:11
photo jeanne

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elle avait aimé cet homme passionnément

cet homme là,

puis un autre et un autre encore.

cela l'interpellait.

cette émotion qu'elle avait ressentie,

au plus profond d'elle

ne lui avait apportée,

donnée aucune leçon.

à chaque fois le même tourment

le même bonheur

pourtant il lui semblait que la première fois elle en avait fait le tour,

discernée toutes les facettes de ce sentiment,

de cette exaltation partagée,

de ce contact qui les accrochait aux étoiles

de ces étourdissement des sens,

de ces découvertes fabuleuses qu 'elle n'avait jamais oser imaginer,

qui bouleversaient sa vie profondément

ils avançaient

elle ne se sentait plus solitaire

elle pensait deux

mimétisme

deux identités qui se confondaient,

fusionnaient

qui par bonheur s'étaient ricoché télescopé un jour de hasard

ils voyaient les mêmes choses,

aimaient les mêmes choses

sentaient les mêmes choses

passagers d'un navire dont ils étaient capitaines

seuls maîtres à bord

les derrades* étaient quotidiennes

ils allaient vers le large

parfois dans la tempête

au milieu des embruns

dans le cris des mouettes

se jouant des vagues

ils ne voyant rien autour deux

que la mer

qu'ils voulaient bleue

le monde n'avait qu'une facette

la leur

 

 

* derrade : sortie du port mot du sud !

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 11:35
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 10:52
2016
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:24

 

 

 Il a dit à un quart d'heure le sommet

il me semble si loin

un quart d'heure

une heure ou plus qu'importe

il faut que j'avance

je me suis inscrite à se voyage...

irrationnelle...

je regarde autour de moi

les nuages s'effilochent à la cîme des arbres

des effilochées de coton éclatant sous le soleil

de la méringue douce

du brillant commestible

je suis en nage mes poumons

explosent

je siffle

ou plutôt ils sifflent brûlent

ma respiration se fait rapide superficielle

il semble que l'air n'arrive pas à mes poumons

ou si peu

je voudrais me poser là sur cette pierre recouverte de mousse

me déposer comme une méduse flasque

me ratatiner sous les feuilles

m'infuser dans le sol

me liquéfier

me dissoudre

m'évaporer

être une chose marginale, éthérée

un souvenir d'ailleurs

d'une autre vie

le temps se déchire

se dilate à l'inverse de mes poumons

il n'y a rien qui existe en dehors de l'air que j'avale

ce filet d'air qui soudain me suffit

me comble

je  glisse dans l'obscurité d'un creux sombre

odeurs de feuilles en décomposition

bruits étranges

le sol se fait doux moelleux

contact avec la roche tiède encore

je m'y plaque je fais corps

elle m'absorbe

me fagocyte

et là je n'ai plus besoin de respirer

photo jeanne

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 06:00
photo jeanne

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d'ici ce que j'aimais le plus

c'était la lumière, celle qui venait de loin

la lumière intemporelle

celle qui inonde

celle qui renverse,

celle qui peut vous briser de son éclat

la lumière qui au petit matin se diffuse

s'éffiloche sur la colline 

cette lumière  si peu sûre d'elle encore qu'elle semble hésiter sur les couleurs

les roses les violets sombres les gris noirs se mélangent

elle force la nuit

elle bouscule les quelques nuages qui se laissent faire

se laissent porter par la brise qui arrive

comme j'aimais ces matins-tôt

quelques barques rentraient au port

bruits de moteurs essouflés

cris des gabians-voleurs qui piquaient la mer inlassablement

l'odeur n'était jamais la même

algues pourrissantes

odeur de mazout d'essence

peut être aussi se répendait une odeur de jasmin...

était-ce du jasmin ?

je prenais tout

tout s'infusait en moi

s'accumulait en strates

en couleur

en brillance

je prenais

j'absorbais

je retenais comme un avare ces sensations

je voulais ces jours

tous ces matins

s'il était possible je serai allé les voler

mais vole t-on ce qui n'est à personne

ce qui se peint tous les matins à vos yeux ?

il suffisait d'être là

dans le silence des vagues

dans le tumulte des vagues

de s'ouvrir entièrement

je tricotais des souvenirs de lumière

d'odeurs

ils étaient là

à jamais

parfois un cri un éclat me ramenait ici

elle était vivante ma plage

palpitante ou assoupie

mais en moi profondemment ancrée

je pouvais où que je sois respirer les algues ou le jasmin

cligner des yeux devant la lumière qui ne demandait qu'à briller

qu'à m'inonder à nouveau

cette lumière m'aidait à vivre

quand les temps se faisaient plus obscurs

quand le noir essayait de m'absorber

elle était gagnante toujours en lueur douce

prenait sa place

s'expensait

et moi j'en vivais goûlement

 

 

Published by jeanne
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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 07:38


 


vendredi 13, je suis chargée d'animer notre atelier « d'écriture sauvage » le sujet que je propose à 14 heures :

« quand le sage réfléchit, le diable réfléchit aussi"

 

était-il sage, était-il humain, était il ? il ne savait pas trop qui il était,

il avait sous les yeux un livre ancien, un livre écrit en lettres d'or

il déchiffrait mais il comprenait pas tout, ça parlait de loi,

de choses à faire ou à ne pas faire …

qu'en savait-il lui ? qui lui avait donné la consigne ?

 

plus loin, l'ange gabriel se moquait bien de tout cela, sur son rocher, il était retourné à ses occupations... occupations ?

vite dit. gabriel ne faisait rien ou si peu que cela revenait au même,

il comptait les moutons  dans la plaine,

il lorgnait la bergère.

une belle femme drapée dans une robe couleur de sable, c'est pour cela qu'il avait du mal à la suivre du regard, elle se confondait avec la dune mouvante.

il l’entendait chanter appeler ses moutons, sa voix arrivait jusqu'à lui, il se disait qu'il faudrait se décider à lui parler.

mais il avait le temps, il n'avait que cela,

le temps une éternité à ne rien faire …. et ça lui plaisait.

l'autre regardait aussi la plaine, les nuages, le vent (l'autre pouvait voir le vent) ne voit pas le vent qui veut.

en regardant plus attentivement, gabriel voyait une femme derrière un massif de cyste

une femme qui regardait l'autre. il ne rêvait pas, elle surveillait l'autre...

l'autre ne voyait rien, fixé sur son vieux livre.

des phrases incompréhensibles, il ne comprenait rien

- "tu ne tueras pas" cela lui semblait évident, car l'autre ne faisait jamais le mal,

la femme eut un sourire, agita ses bras, roula les yeux vers une cité que gabriel ne voyait pas.

au ciel montait une épaisse fumée noire, les armes crépitaient.

la femme riait,

comme les hommes sont prévisibles, et fou et imbéciles et cruels.

se tuer semble être un de leur passe-temps préférés,

qu'ils crèvent alors !!!!

sur le vieux livre, une autre phrase attira son attention

« tu ne convoiteras pas le bien d’autrui »

quel idiot avait pu pondre cette ineptie ? elle se tordait de rire,

elle actionna un bouton de son Ipad

la terre se mit à trembler,

la montagne s'écroula, laissant place à des hommes en noir,

blindés, bombes

décidément elle s 'amusait beaucoup …

 

que disait la 3eme phrase ?????

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:55
sang titre
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:07
même les statues pleurent...
photo jeanne

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