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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 15:46
photo jeanne

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la route devant elle

les paysages défilaient

un film

celui de sa tête

des morceaux de bitume

des morceaux de vie

il n'y avait qu'à se laisser porter

se laisser prendre à la magie

au vide

à la neige

elle ne pensait pas

elle regardait

parfois attentive

parfois elle glissait

                                         nulle part

 elle devenait             autre

sans la mesure du temps

le regard ne se posait pas

il s'étendait sur les choses

ditraitement

ou absorbait des couleurs de ce monde fugitif qu'elle n'essayait pas vraiment de retenir

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 14:40
photos jeanne
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 02:01
photos jeanne
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 14:55
on the road 3
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:13
on the road 2

la route

la route

la pause...

on the road 2
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 14:27
photos jeanne

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on the road
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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 12:40
photo jeanne

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 03:11
photos jeanne
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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 10:52
photo jeanne

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Elle regardait la pièce encore dans une demie obscurité

des piles de livres partout

à peu de distance des fenêtres

des magasines

des revues que mon père avait empilé depuis son adolescence toute la presse à scandale

des livres dits d’auteurs de haute et basse fosse

des relevés bancaires

des lettres à sa dulcinée qui je dois le dire n'était pas ma mère qu’allais-je faire de ces tonnes de papiers

là,

immédiatement mon cerveau tournait au ralenti

dans les couleurs automnales qui arrivaient par la fenêtre

je détestais tout en bloc

lui et ses livres

assise parterre le feu éteint

je l'aurai bien rallumer avec toutes ces pages mortes

je me moquais de ses histoires de perruches

de blaireaux

de ce djebel lointain

cadeau empoisonné

c'était tout lui égoïste et personnel

de son vivant je n'étais jamais entré dans cette pièce au relent de cannelle

aux odeurs de vieux cuirs

il m'en interdisait l'entrée

tout était mort en moi

il avait tout tué saccagé y compris la curiosité des livres

jamais je n'ai eu accès à son antre

les livres sont pour moi lettres mortes

je grimace secouée de sanglots

je le hait

je le déteste

la passion des livres

de là lecture il me l'a ôtée

je suis devenue asociale

dans cette pièce poussiéreuse

je vomis

je suis mal

au bord du malaise

j'aurais aimé partager ses voyages

ses départs dans la galaxie du centaure

ou ailleurs

ici recroquevillée

je ne rêve que d'autodafé

d’incendie volontaire

mon père est mort de sa phlébite mal soignée

comme un rat de bibliothèque qu'il était

un rat solitaire

je suis sortie de la pièce

dehors la mer

le bleu lointain

me venait une odeur de jasmin

le ciel se réconciliait avec moi

la première étoile me faisait signe

je suis partie

je suis revenue

et peut être que je n'allumerai pas le feu

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 15:18


Cette année l'horizon était rouge

sang

je sentais dans ma poitrine comme un gonflement

un appel d'air

l'amandier ne refleurirait pas

mais les érables donnaient déjà des bourgeons qui grossissaient de jour en jour

une fête de vert tendre

le printemps est rapide cette année

me venait des appels

du large

d'îles

hiva oa s’imposait à moi

les marquises

brel me venait dans les oreilles

au cœur

en boucle

sa musique ses paroles

les images d'une île où il avait choisi de se poser

comme un oiseau blessé

du haut de sa dernière demeure

il contemple la mer

ces bouts d’îlots

 je suis certaine qu'il est heureux

là où «  la mer se déchire infiniment brûlée »

là où les cocotiers « écrivent des chants d'amour »

« gémir n'est pas de mise  »

nous ici

nous pourrions gémir pleurer

mais à quoi bon

impuissante je garde la lumière tes mots

mon jacques je peux dire mon jacques

tu es de ma famille

mort, mais encore là plus vivant que des vivants

je suis allée là bas

périple             incontournable            indispensable

aujourd'hui que Bruxelles pleure

je pense j'imagine ce que tu  aurais dit

sans doute

« bien sûr le temps qui va trop vite ces métros remplis de noyés »

mais « étonnés d'être encore debout »

le cœur brisé

au sang

nous sommes encore debouts parce que c'est la seule position possible

"six pieds sous terre tu n'es pas mort" 

photos jeanne
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