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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 19:53

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je suis charlie

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 21:02

photo jeanne

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De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson, ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche, ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et don't vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe, ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreur

 Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France


Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain, ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles, ma France

Jean Ferrat 

 

je peux lire les commentaires, mais il n'apparaissent pas ?????

désolée

pourtant ils sont autorisés

 

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 18:31

      photo jeanne 

P1000568-1.JPG

 

 

une année de plus

si elle regarde parfois en arrière  

elle ne se change pas en statue de sel  

il y a sans doute tout ce qu’elle a oublié, perdu  

l’important  

ce qui l’était moins 

qu’importe  

ce qui lui reste lui suffit  

ce qui reste de bleu lui peint un ciel  

où elle existe parfois si fort  

de retour  

elle a encore en elle le bleu-gris pacifique

oui le monde est empoisonné  

de malheurs  

de tristesse,  

de sang  

mais elle balaye devant sa porte  

se garde de la résignation  

garde sa révolte                          se révolte  

elle n’a jamais rien gravé dans le marbre  

 ni écrit sur le sable  

sa vie se déroule,                  passe si vite  

elle regarde plus attentionnée  

plus attentive au temps qui passe, aux gens, aux choses  

ouvre les yeux

déjà les bourgeons de l’amandier se gonflent  

                déjà…  

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 09:16

photo jeanne

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 20:36

    photo jeanne

P1000557-copie-1.JPG

 

le jour s'est levé sur le canyon

il n'y a que l'heure qui change

il n'y a que les couleurs qui changent

les voix secrètes  murmurent            chuchotent

un jour de plus

un jour de plus de bleu

plus bas la mer recommence

elle vient de si loin

                                 pacifique

                                 belle

                                 forte

elle  chante les couleurs que j'aime

                                      que je connais

         étincelle de bleu

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:44

photos-0112-1.JPG

Ma France

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 06:06

     photo jeanne

P1000383-copie-1.JPG

 

plus loin, pas si loin, la vieille dans sa maison bleue aurait pu chanter, son sourire était un chant de vie vivante, mais elle avait perdu la voix, l’ouie dans un accident d’avion.

elle se plaignait la vieille ? non jamais.

elle pleurait la vieille ? non jamais

 

une ardoise accrochée au cou par un lacet rouge lui permettait de suivre les seules conversations qui l’intéressaient. parfois même elle remerciait le bleu du ciel qui lui évitait les verbiages intempestifs.

ses pensées s’enroulaient comme des liserons aux lampadaires de la rue. tout devenait plus lumineux, plus sauvage, elle regardait sa ville 

 

marseille criait. elle aimait cette ville où elle était née et avait grandi, son quartier, sa rue, ses copines.

la rue, sa deuxième maison aux heures chaudes de la journée, elle y était 

les appartements étaient si petits... 

 

la rue, leur domaine où tout pouvait arriver.

elle aimait cette ville oui qui savait crier, qui savait acceuillir face à la mer.

marseille multiple et unique

marseille qui savait rire, chanter, crier danser, un autre continent, un autre pays ? 

marseille bruyante et colorée, ma ville.

 

c'est de ce port que je suis partie, il y a bien longtemps pour un autre pays, une autre vie pour un soleil plus chaud plus fort, pour plus de tempêtes, pour d'autres chants, pour d'autres couleurs de peau, pour un bleu plus dense.

 

aujourd'hui j'ai tous ces cris, toutes ces femmes tous ces hommes en moi.

ils m'accompagnent, ils vivent là, savent parfois me donner la main.

 

le temps a passé,

certains ont disparus,

pas forcemment morts,

pas oubliés,

juste dans un autre champ de vision.

ils apparaissent quelques fois au détour d'une chanson d'un mot d'une odeur d'un livre.

 

tous  là,

j'entends encore, je reconnais ces vies attachées à ma mémoire

 

et si j'ai grandi c'est de les savoir là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 15:09

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photos jeanne

 

les nuits étaient à elles

à travers les vitres de la salle des machines

le bleu sombre de la nuit donnait  une couleur indéfinissable

le calme s’installait  

le temps d’un souffle d’une respiration d’un éclat de lune.

ils étaient partis ces passants de jour ces inconnus qui osaient les toucher, les regarder curieusement,

elles ne demandaient plus rien aux mondes  

que ces nuits de lune et d’oubli

alors elles prenaient vie

se retrouvaient libres                                pour quelques heures

elles qui vivaient  l'éternité                       le silence

elles revivaient

ils vivaient

ils s’aimaient

dans les odeurs tièdes lourdes des huiles de machine  

     moiteurs d’étreintes sauvages

leurs peaux frémissaient 

leurs paupières battaient

leurs bouches se souvenaient

des mots anciens 

des rires

des gestes du désir

la salle des machines  retrouvait la vie

    pour une nuit

 

une nuit                      cette nuit

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:06

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photos jeanne

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    coup de coeur pour les nanas

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 07:31
 photos jeanne
photos-0530.JPG
photos-0541.JPG
 
son bleu venait d’une île
tout près  
si près
 
à une respiration              un souffle
 
un morceau de terre
 
odeurs puissantes d’iroko
de marigot
 
un rêve
 
un éclat de lumière
 
du bleu elle faisait ses soleils
 
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