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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:44

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Ma France

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

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Published by jeanne
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 06:06

     photo jeanne

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plus loin, pas si loin, la vieille dans sa maison bleue aurait pu chanter, son sourire était un chant de vie vivante, mais elle avait perdu la voix, l’ouie dans un accident d’avion.

elle se plaignait la vieille ? non jamais.

elle pleurait la vieille ? non jamais

 

une ardoise accrochée au cou par un lacet rouge lui permettait de suivre les seules conversations qui l’intéressaient. parfois même elle remerciait le bleu du ciel qui lui évitait les verbiages intempestifs.

ses pensées s’enroulaient comme des liserons aux lampadaires de la rue. tout devenait plus lumineux, plus sauvage, elle regardait sa ville 

 

marseille criait. elle aimait cette ville où elle était née et avait grandi, son quartier, sa rue, ses copines.

la rue, sa deuxième maison aux heures chaudes de la journée, elle y était 

les appartements étaient si petits... 

 

la rue, leur domaine où tout pouvait arriver.

elle aimait cette ville oui qui savait crier, qui savait acceuillir face à la mer.

marseille multiple et unique

marseille qui savait rire, chanter, crier danser, un autre continent, un autre pays ? 

marseille bruyante et colorée, ma ville.

 

c'est de ce port que je suis partie, il y a bien longtemps pour un autre pays, une autre vie pour un soleil plus chaud plus fort, pour plus de tempêtes, pour d'autres chants, pour d'autres couleurs de peau, pour un bleu plus dense.

 

aujourd'hui j'ai tous ces cris, toutes ces femmes tous ces hommes en moi.

ils m'accompagnent, ils vivent là, savent parfois me donner la main.

 

le temps a passé,

certains ont disparus,

pas forcemment morts,

pas oubliés,

juste dans un autre champ de vision.

ils apparaissent quelques fois au détour d'une chanson d'un mot d'une odeur d'un livre.

 

tous  là,

j'entends encore, je reconnais ces vies attachées à ma mémoire

 

et si j'ai grandi c'est de les savoir là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 15:09

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photos jeanne

 

les nuits étaient à elles

à travers les vitres de la salle des machines

le bleu sombre de la nuit donnait  une couleur indéfinissable

le calme s’installait  

le temps d’un souffle d’une respiration d’un éclat de lune.

ils étaient partis ces passants de jour ces inconnus qui osaient les toucher, les regarder curieusement,

elles ne demandaient plus rien aux mondes  

que ces nuits de lune et d’oubli

alors elles prenaient vie

se retrouvaient libres                                pour quelques heures

elles qui vivaient  l'éternité                       le silence

elles revivaient

ils vivaient

ils s’aimaient

dans les odeurs tièdes lourdes des huiles de machine  

     moiteurs d’étreintes sauvages

leurs peaux frémissaient 

leurs paupières battaient

leurs bouches se souvenaient

des mots anciens 

des rires

des gestes du désir

la salle des machines  retrouvait la vie

    pour une nuit

 

une nuit                      cette nuit

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:06

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photos jeanne

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    coup de coeur pour les nanas

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Published by jeanne
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 07:31
 photos jeanne
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son bleu venait d’une île
tout près  
si près
 
à une respiration              un souffle
 
un morceau de terre
 
odeurs puissantes d’iroko
de marigot
 
un rêve
 
un éclat de lumière
 
du bleu elle faisait ses soleils
 
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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 17:34
 
 photo jeanne
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je ne vous dirais pas tout…
 
d’abord je suis certaine que ça ne vous intéresse pas.
 
encore que je vous sais… curieux !
 
et puis autant en emporte le vent, 
mais je veux un vent violent, un plus fort que mon mistral,
je veux un vent venu du fin fond des mers, un vent hurlant du cap...
 
vous savez ce cap dont je ne me souviens plus le nom, le cap ?
 
- oui le cap horn.
 
un fameux cap que ce cap là
 
il en a vu passer des navires
 
il en a vu couler des navires
 
il en a vu pleurer des marins
 
il en a vu mourir des marins
 
c’est ce que pensait angélique,
pas celle des anges, non
une angélique toute simple, la tête toujours un peu ailleurs.
 
elle avait dans le regard tous les bleus, ceux du pacifique, de la méditerranée. Un bleu limpide, profond, un bleu lagon, étrange et pénétrant…
 
le lagon de tétiaora…
 
elle parlait peu angélique.
ses rares mots étaient des diamants, des perles sauvages irisées.
 
elle ne pleurait jamais angélique.
elle savait écouter. 
 
elle...
 
c’était tous les mots que l’on ne m’a jamais dit,
que l'on ne vous a jamais dit.
 
tous ces mots inventés qui naissent au creux des vagues,
au creux des lits,
 
ces mots qui s’échouent sur les plages
 
ceux qui arrivent en sourire aux lèvres des enfants innocents.
 
angélique, corps en silence avançait dans la vie,
elle savait les mystères des nuits d’amour.
 
amour elle aimait ce mot.
 
elle s’en servait comme un cataplasme pour rafistoler, recoudre, réparer les vivants.
 
elle avait, angélique des doigts de fée.
 
Le moindre bout de voile devenait entre ses mains la robe de peau d’âme,
la plus somptueuse, la plus lumineuse des robes.
 
c’est dans cette lumière qui éclaboussait le cap de la bonne espérance qu’angelique, une nuit de non-lune s'est évaporée...
  .    
 
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 17:15

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c'est la rentrée ici

et ailleurs....

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 07:53

 photo jeanne

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j'ai ouvert ce livre

 emportée par la vague

"celle qu'ils attendaient

venue du fond de l'océan archaîque et parfaite

 la beauté en personne"

 j'ai lu ce livre sans le quitter.

"le coeur de simon migrait dans un autre endroit du pays

ses reins son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces

ils filaient vers d'autres corps"

j'ai tout aimé

tout se révèle en 24 heures

l'intime profond

la douleur

et la victoire sur la mort

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 19:00

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  photos jeanne

  photos 0377-001et  au bout 

 du chemin lumineux

     des lucioles

  celles qui ne meurent jamais

 

 

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 16:21

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 photos jeanne 

photos-0505.JPGphotos-0521.JPGphotos-0449.JPGl

les portes de la maison d'arrêt

elles parlent

racontent encore

autant que les oeuvres qu'elles abritent...

      photos 0382photos 0422photos 0505photos 0455 photos-05291.jpg

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