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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 01:26
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en vrac

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 23:34
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la pluie

bienvenue douce

la musique sur les galets

ajoute au silence

au mystère

à la fascination du lieu

le mur d’enceinte raconte

ou ne dis rien

fermer les yeux

s’imprégner de l'espace le faire sien

oublier qui on est

oser

s’envoler survoler

et le souffle de l’air sur mon visage comme une caresse me porte loin

*il y a 15 pierres

dans le jardin

mais où qu'on se place on n'en voit que 14 !

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 11:27
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 22:08
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quitté hiroshima

sa peine sa joie

à miajima le torrii se dresse vers le ciel

comme une île rouge

une île à lui tout seul pieds ancrés dans le sable

à la marée montante

puis l'eau se retire lentement

une gamine s'élance

hésite elle a de l'eau jusqu'aux genoux

 hésite encore s'avance

 touche le pied majestueux

la première

fait signe à son père

victorieuse

le torrii est la porte sacrée

l'entrée du monastère qui s'étale devant

quand la mer  s'est retirée

nous allons mettre des pièces entre les petits coquillages

 sur ses pieds énormes

le rouge le vermillon éclatent sous  un ciel gris

puis c'est le départ

vers une autre île

chercher  encore

toujours

l'horizon bleuté

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 19:44
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il pleut à hiroshima

une pluie fine,

qui ne mouille pas

ou si peu la brume s’accroche à l’île en face

le ciel est gris

  • la mer est grise juste plus brillante

noire dans ses creux ridés par le passage de quelques bateaux

il pleut à hiroshima

quelques pêcheurs préparent leurs lignes

un enfant se promène

"hiroshima mon amour"

la ville neuve ne peut oublier

peut être que les esprits occupent encore la cité

se promènent au delà des collines

les gimkos se dressent indestructibles

aujourd'hui c'est la fête des fleurs

la foule est dans la rue joyeuse

il ne pleut plus

dans le musée d'hiroshima pour la paix

nous déhanbulons devant des restes de vêtements,

des objets témoins calcinées

le 6 aout 1945 à 8h15 la bombe atomique est utilisée pour la première fois comme arme de guerre

elle explose à 600 mètre au dessus du centre ville

embrasement

une jeune fille pleure

je retiens mes larmes

dans un rayon de 2km tout est détruit

des milliers de gens meurent

ceux qui ont survécu

brulés irradiés

s'enfuient de la ville

                                  dévastation

occupation du japon par l'amérique.

dans l'esprit des habitants d'hirochima s'enracine l'idée de la nécessité absolue s'interdire les armes nucléaires.

pourquoi hiroshima ?

on pensait qu'il n'y avait pas de camps de prisonniers des forces alliées

140 000 personnes ont péri vers décembre 1945,

une fois que furent calmés les effets des radiations

"little boy" (c'est le nom de la bombe)

avait tué une ville

je n’avais pas compris

je n’avais rien compris d'hiroshima

et il ne pleut plus.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 14:32
photo jeanne

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cher patric,

dans l’île du soleil levant, isabelle m’a envoyé tes mots.

un peu surprise, mais pas tant finalement.

« elle ferma les yeux pour le revoir »

dans la lumière de fin de jour, tu sais cette lumière dorée exagèremment rousse, fugace, que l’on voudrait retenir pour que la nuit ne vienne pas.

ces quelques instants s’impriment au fond de nos crânes,

cette lumière inoubliable qui nous habite, qui nous fait rêver.

là, elle le revoyait, sylhouette noire élancée, comme une ombre chinoise. elle le revoyait avant de l’oublier, elle serra encore sa main « pour dormir avec lui »

elle l’oubliait, elle savait l’oublier, elle oubliait, même si quelques souvenirs affleuraient à son esprit.

« lui sourit à ce soir 9heures »

à 9 heures ce soir elle n’y serait pas

ni ces 9 heures, ni toutes les 9 heures à venir.

elle ne viendrait plus. plus aucun soir d’aucun jour. les couchers de soleil seraient lettres mortes. aucune heure où elle serait là à attendre.

« les jambes disparues elle entra dans l’eau noire »

oui l’eau était noire, elle avait gardé longtemps le reflet du couchant, puis avait pris la couleur noire et froide qui lui faisait peur.

l’eau au ventre elle frissonna.

pourtant elle était belle cette eau moirée scintillante si vivante. elle charriait des branches, des bouts de plantes, et même des fleurs. des odeurs de bois en décomposition , des odeurs fortes d’après la pluie qui lui donnaient la nausée.

« ses lèvres contre l’étui d’or »

l’étui que tu croyais avoir perdu ? je ne l’ai jamais vu patric. je sais que c’est toi qui lui avait donné, mais je ne l’ai jamais vu une cigarette aux lèvres, fumait-elle ?

« c’était son temps du bonheur »

je ne sais pas, je ne l’ai jamais vu sourire, était elle- heureuse ? toujours son visage fermé, distant, craintif parfois. elle passait comme une ombre, silencieuse et rapide, le temps semblait l’ignorer et elle le lui rendait bien.

un autre temps se dessinait « son temps du bonheur, » je voulais lui parler et elle me parlait

« le temps du bonheur d’une futur mort »

 je savais qu’elle aimait, la vie toi sans doute.

mais la vie ...

 

 

alors je me suis prise au jeu cher patric

je ne sais pas ce que tu attendais, attendais tu d’ailleurs quelque chose ?

voilà mes mots sur les tiens Je t’embrasse, à bientôt.

 

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:18

photos 0925 

  uovo de claudio parmiggiani

photo jeanne 

 

elle prenait des photos depuis si longtemps

écriture de la lumière,

si difficile à capter, à saisir

fixait sur le papier des éclats fugaces

des instants qui ne reviendraient jamais.

on ne revient pas sur une prise

le clic c’est pris

l’instant suivant ce ne sera plus pareil, la lumière changée.

elle se posait attendait,

attendait

de voir

de sentir l’instant qui la touchait, qui lui parlait

parfois le dialogues ne prenait pas,

pas le bon moment

pas la bonne lumière

pas le bon jour

pas l’instant

elle était tenace

elle reprenait sa quête pour un langage avec ses mots à elle,

sa vision, son instinct 

volait dans la rue, une expression, un rire, un éclat

cherchant toujours la lumière

peut être cherchait-elle sa propre lumière ?

un reflet d’elle, une émotion qui lui parlerait.

prendre saisir

sans réfléchir quelques fois parce que la photo s’imposait

le photographe est-il un voyant ?  

certains le sont qui ouvrent le portes d’un autre monde

un monde où parfois on se reconnaît

qui nous parle

qui nous donne le sentiment de ne plus être seul

une connivence intime.

il y avait des surprises parfois

des choses que l'oeil n'avait pas vu

mais que l'objectif lui

avait saisi  

 et parfois c'était magique.

 

 

 

"toute photographie est miracle avant d'être

miroir"*

là, aujourd'hui, elle comprenait la phrase,

elle en était là...

 

*joan fontcuberta

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 18:17

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Villers sur mer   Septembre 1919  

 

 c'était la fin de l’été, un été chaud, sans une goutte de pluie. les volets clos nous attendions la fin de l’après-midi pour nos longues promenades au bord de la mer proche. elle s’étalait à nos pieds. un murmure d'eau 

les enfants attendaient impatients l’heure du gouter après la sieste.  

 mes enfants…

 ils faisaient semblant de dormir, j’entendais leurs rires étouffés, mais je souriais : c'était le temps des vacances

 le temps des soleils après les temps de brume

 en l’absence de leur père je laissais faire, ils étaient tellement tenus à paris

 tous les ans de fin juin à fin septembre nous habitions le château des parents de Louis enfin à nous, pour une courte période.

 trois pièces au rez-de chaussée.

  il fallait aérer tous les matins pour évacuer l’odeur de moisi, d’humidité qui s’était incrustée au bas des murs.

  Pourtant j’aimais cet endroit de liberté, seule avec mes enfants.

la proximité de la mer.

les fins d’après- midi nous apportait le vent du large chassant les quelques miasmes d’hiver accrochés aux lourds rideaux coquelicots et les cris des mouettes folles.

 mes enfants, mes deux filles et mon fils...

 quel bonheur ce bout de mer, comme ils y étaient heureux.

 une  plage de sable, la mer peu profonde jouait avec eux.

 je les revois, chapeaux de paille identiques pour macha et clotilde

  d’où sortaient des nattes effilochées par la sieste. louis tentait les chateaux de sable.

 inlassable...

la marée prendrait d’assaut, les murailles et les tours, mais rien n’arrêtait mon fils. un vrai bâtisseur !!!  

il recommençait le lendemain… comme tous les matins.  

  mes deux filles, même âge, jouaient entre elles, cris, rires, éclaboussures d’écume. elles n’arrêtaient pas, vivaient la mer, les algues, les coquillages comme si elles ne devraient plus revenir. se gavaient de soleil  

 je faisais semblant de lire, ou peut être que je lisais, mais les mots ne s’imprimaient pas en moi. ils survolaient l'espace bleu  

 j'’avais pris quelques photos, je voulais immortaliser ces instants précieux.

je savais que ma mémoire me joueait des tours

un jour, bientôt…  

je prenais des photos pour quand je ne saurai plus,  

         pour quand je ne serai plus….  

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 08:14

photos-0796.JPGphotos-0795.JPGphotos-0794.JPGphotos-0793.JPGphotos-0792.JPGphotos-0797.JPG       photo jeanne 

 

stimulant amer et nécessaire, paquita parle du café  

elle en boit toute la journée

stimulant amer et nécessaire paquita parle des hommes ?

paquita fait des rencontres

amoureuses

patiente paquita  attend son amoureux au bingo

devant ses cartons et des tasse de café

des jours et des jours

folle paquita ? naive paquita ? paquita victime ?  

mauvaises rencontres ? 

paquita fait les mauvaises rencontres

qu'elle règle à sa façon...

coupante sanglante définitive !!!! 

 

l'actrice isabelle bondiau-moinet est impressionnante

nous donne d'elle des portaits si différents,

plus attanchants les uns que les autres. 

 

le texte est d'ernesto caballero

 



 


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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 18:33

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    photo jeanne




 

elle respirait le soleil            tous les soleils


peignait le bleu des jours plus longs


couche après couche


tout en légèreté


les bourgeons de l’amandier attendaient


il serait le dernier à fleurir


le plus beau


encore cette année


les odeurs changeaient


fraîches d’un printemps annoncé


sans impatience


ne mesurait plus le temps


il glissait sur sa peau


elle regardait le monde


ce si vieux monde


mille choses à voir


mille choses à faire


avant que le temps ne la prenne


gober les étoiles jusqu'au matin


courir après la mer  son écume dorée


      chanter le vent

et se coucher dans son antre




 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 

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