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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:17
photo jeanne 
P1180167.JPG
 
 
... la pièce n’est pas grande               ma chambre n'est pas grande
 
fenêtres vastes et claires         plein sud
 
elles s’ouvrent sur la mer 
 
chambre avec vu      sur mes rêves
 
ma vie se déroule dans cet espace clos mais la fenêtre
oui la fenêtre me décline mille vies
 
de mon lit je vois le bleu-mer le bleu-ciel
 
les levers de soleils    les trainées rouges des les fins de nuit
 
le chuchotement des vagues sur les rochers en contre bas me bercent quand
     
la mer se fait douce
 
quelques bateaux au large
 
je ne quitterai jamais cette chambre           je le sais
 
envie de rien que du silence de la nuit de l'odeur émouvante du citronnier
 
les couleurs du ciel rythment mes jours
 
cautérise la douleur
 
efface le temps des souvenirs
 
je m'accroche encore aux voiles des navires
 
à la fumée de quelques paquebots
 
file le temps   l'espace     les vents
 
je sais d'une autre vie du temps immobile des passages des grands espaces
 
je m'ouvre au vide
 
le temps me traverse sans douleur sans joie
 
et les voyages se terminent aux persiennes de la nuit...
 
 
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 08:01

    P1120381

 

 

les vœux de l’an 2014 d'Ariane Mnouchkine

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
 
À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.
Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?
Je m’explique :
 
Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.
D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.
Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.
 
Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.
Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“. Je crois que j’ose parler de la démocratie.
 
Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.
Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance. L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.
 
Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.
Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres : Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.
 
Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments.  Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.
 
Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont  ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.
Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.
Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.
 
Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.
 
PS : Les deux poètes cités sont évidemment Pablo Neruda et Victor Hugo »

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 07:12
        nouveau-dossier 0005-002-copie-1photo jeanne
 
vers 1014
tous mes voeux
que l'année soit douce et légère
que l'horizon soit plus bleu
très amicalement
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 07:50
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  nouveau-dossier-0048-copie-1.JPG nouveau-dossier-0105---Copie-copieA.jpg
mémorial à la gloire des juifs assassinés 2711 stèles
de tailles et d'inclinaisons variées
cimetière monumental ouvert en permanence 
 accessible par tous les cotés 
 photos jeanne
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:27
prends la chanson 
envole toi 
 
                             
 photo jeanne
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c ’était l’heure grise
 
l’heure qu’elle n’aimait pas 
l’heure solitude l’heure qui n’était plus bleue
elle vivait plutôt mal ces temps-ci
des temps où tout vrillait
l’approche de l’hiver son travail aux archives
elle ne supportait plus la poussière les vieux papiers le corridor sombre les étagères
tout l’importunait l’emmenait vers des lieux des pensées qu’elle croyait avoir oublié
elle a 30 ans
elle se sentait vieille si vieille si lourde si à côté des choses  des gens
les gens ça ne voulait rien lui dire
elle en côtoyait si peu
deux amies d’enfance qui habitaient encore le quartier
la concierge de l’immeuble qui l’avait vu grandir et qui se targuait de remplacer sa mère
comme si elle avait besoin d’une mère de substitution
la sienne avait bien suffit   folle  taciturne  inconstante prenant la nuit pour le jour et les vessies pour des lanternes
elle était partie un matin pendant qu'elle était à l’école
elle avait 15 ans je crois
ah le père faut parler du père
l’absent
il ne supportait pas les contraintes à la maison comme au travail
mais elle n’avait pas envie d’en parler
pas dans cette heure tardive où remontait comme une bile aigre
toute la déception du monde
 
 
et le chien n’y était pour rien
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:41
 
 
photo jeanne
     P1170288
il y avait ce point de lumière
loin                   inaccessible
enfermé dans le silence
                        il se rappelle
ses yeux poussent les murs
il y avait un ailleurs
                                                   il le savait  il s'en souvenait 
la mer  
le bruit des vagues
les odeurs d'écume sur le sable
la douceur du soleil  le bleu horizon 
cette douceur des matins tôt
le chant du vent  le rire  des enfants
les cris des mouettes orgueilleuses
celà avait existé
                                                   il le savait  il s'en souvenait
il se souvenait encore de l'odeur de cette femme
du goût de ses lèvres    de sa peau 
musc jasmin ambre ? 
il n'était  sûr de rien              de rien 
il rêvait encore
celà avait-il existé dans un autre monde ? 
                                                     
                                                       lui         il était  en  enfer
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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 16:22
 
 
 photo jeanne
 P1180011.JPG
 
 
je me souviens des collines blanches nues du bleu du ciel
 
du soleil derrière la mer de ce début d'automne
 
des pins torturés de l'odeur de résine
 
des arbousiers aux fruits rouges de la salsepareille griffues
 
du long chemin et des escaliers
 
des surveillantes attendaient les futures internes dont je faisais partie.
 
moi qui n'avais jamais quitter ma mère,
 
j'allais me trouver couper de ma rue de mon quartier de mes amies
 
chambre 7
 
six lits je prends celui près de la fenêtre qui donne sur la pinède
 
je découvre une autre nature grandiose
 
j'ai un box de toilette une presque salle de bain
 
affaires rangées j'ai l'impression que je m'installe ici pour l'éternité
 
j'entre en solitude c'est l'impression que j'ai ce jours là
mais en même temps celà me semble            simple            trop peut être
 
mes voisines arrivent s'installent
 
on se découvre on se regarde on se jauge
 
elles viennent de tout les coins de provence ce lycée est le seul internat de filles
 
avec elles je découvre une autre géographie provencale aubagne la ciotat istres cassis
 
les regards s'accrochent des sourires timides fleurissent et le temps arrive de se mettre au lit
 
pas sommeil
 
les heures lumineuses du réveil s'égarent tournent  m'emportent
 
un autre monde s'ouvre
 ce sera vraiment un monde différent fait de découvertes d'amitiés de rencontres
 
j'entrais dans une autre vie
 
paradoxalement je découvrais la liberté
 
une autre façon d'apréhender le monde que je garderai
 
bien des années après
 
et encore aujourd'hui
 
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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 18:28
 
photo I.B
P1030628.JPG
 
 
le lac tranquille s'étale             bleu
 
pas un souffle de vent
 
pas une ride                                un miroir d'eau
 
tout est reposé                            le ciel s'y noie
 
les nuages y flottent
 
ton pied endormi repose
 
caressé par deux petites fleurs
 
comme un tatouage qui n’en serait pas un
 
je ne me souviens plus de l’heure
 
le temps flotte                        c’était l’après-midi
 
nous avions mangé sous un platane
 
et déjà quelques feuilles rousses annonçaient l’automne
 
nous ne disions rien              le vent doucement parlait pour nous
 
l’heure était au calme
 
à l’assoupissement                      au rien faire
 
nous avions tant dit la nuit dans cette chambre aux poutres claires
 
les nuages-reflets donnaient de la magie à l’endroit
 
un mystère dont nous étions les témoins heureux
 
je sais que tu y étais venu enfant            tu voulais me raconter
 
je t’ai laissé dire                                      je ne t’écoutais pas vraiment
 
le bleu m’absorbait             je n’étais que cela
 
un  bleu tranquille couleur d’eau
 
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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 13:16
 
 
 
 photo jeanne
nouveau-dossier-0006.JPG
 
 
le soleil oblique ne mordait plus sa peau
 
il devenait caresse sensuelle baiser chuchotement
 
dans ce creux de rochers roses
 
les vagues l'écume venaient mourir à sa main
 
et la lumière portait en elle
 
toutes les promesses de l'automne
 
 
 
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 08:43
 
 
 photo jeanne
 P1170948-005
 léna a posé la main sur le réveil
 
5 heures tôt             trop tôt
 
les nuits se font plus longues            plus fraiches
 
des langues de nuages gris s'étirent
 
du rose au levant
 
odeur particulière des matins-tôt
 
qui mélangent dans l'humidité toutes celles du jardin
 
premier-café-chants-d'oiseaux
 
installés dans le cyprès ils veulent  cueillir le jour
 
elle paresse encore    s'évade
 
la grande plaine ou la mer pour elle c'est pareil
 
même immensité             même horizon lointain
 
mêmes chants                 mêmes murmures
 
l'instant devient éternité
 
léna revisite leurs lieux             elle repousse le jour
 
oui je suis   trace
 
une trace bleue visible sur la peau comme une peinture
 
un tatouage     un cri
 
un chant venu de loin un chant d'homme libre
 
révolté devant ce monde qui s'emballe comme un cheval furieux
 
dans le bleu-nuit léna s'endort
 
 
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