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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 19:02

 

la collection lambert

se pose en avignon, au coeur de la ville

où souffle le mistral

le nom de l'exposiion est emprunté à un article de pasolini

il y  est question de la disparition des lucioles à cause de la pollution en italie

elle plonge le visiteur dans le monde carcéral fermé étouffant

  556 oeuvres d'artistes différents  

  160 cellules servent de cadres  

les murs se lézardent

la peinture s'écaille 

offrant d'autres tableaux...

ceux du temps passé

de l'oubli

et l'imagination s'emballe

 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 06:46
  
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ici c’est le bleu qui domine
 
mer caraîbe                                        du clair              aux sombres
 
l’horizon c'est la chaîne de collines toujours dans la brûme
 
clapotis des vagues
 
douces                            à la peau               à l’oreille
 
elle cherche des cailloux
 
ceux  percés par de minuscules animaux   
 
étranges dessins                               étranges langages
 
pierres de rosette de la mer
 
elle garde dans sa main
 
ceux percés de part en part
ceux qui laissent voir le jour   
sont des portes chance
 
elle sourit
 
Le soleil brûle son dos
 
elle cherche           fouille        observe        manipule       joue
 
elle est bien               ici                                     ailleurs
 
                                               demain elle a rendez-vous avec les dauphins...
 
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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 07:08

 

 

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des hommes travaillaient là…
 
un site immense entre terre et mer
 
des hommes travaillaient     leurs familles vivaient
 
que reste-t-il ?
 
des bâtiments où le vent la pluie règnent en maître
 
l’endroit est désossé      mis à nu
 
emporté tout ce qui pouvait être pillé
 
avoir une valeur quelconque
 la ferraille le bois…
 
impression de passage de typhon,
 
le feu                la rouille               s’installent
 
les papiers le fer  ne résistent plus
 
il y a des bruits étranges
 
les poutres craquent
 
l’éverite pleure
 
des fantômes hantent l’endroit
 
et le coeur se serre
 
 
 
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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:55
 photo jeanne
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elle feuillète quelques livres en passant discrètement distrètement
 
en caresse douce
 
elle papillonne
 
dehors le soleil l’avait surprise
 
tant de jours de pluie
 
de ciels sans bleu
 
de jours sans mistral
 
c’était un soleil de fin de jour tout doux
 
elle ferme les yeux
 
se laisser inonder de douceur, de chaleur tiède.
 
moment suspendu
 
un tanker  passe dans le canal
énorme masse rouge qui semble toucher les berges
 
                                  magique  apparition
 
elle dégustait le moment intensément
 
rien ne comptait que le soleil sur son visage,
 
elle souriait
au jardin s'ouvrait la première fleur de l'amandier
 
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:17
photo jeanne 
P1180167.JPG
 
 
... la pièce n’est pas grande               ma chambre n'est pas grande
 
fenêtres vastes et claires         plein sud
 
elles s’ouvrent sur la mer 
 
chambre avec vu      sur mes rêves
 
ma vie se déroule dans cet espace clos mais la fenêtre
oui la fenêtre me décline mille vies
 
de mon lit je vois le bleu-mer le bleu-ciel
 
les levers de soleils    les trainées rouges des les fins de nuit
 
le chuchotement des vagues sur les rochers en contre bas me bercent quand
     
la mer se fait douce
 
quelques bateaux au large
 
je ne quitterai jamais cette chambre           je le sais
 
envie de rien que du silence de la nuit de l'odeur émouvante du citronnier
 
les couleurs du ciel rythment mes jours
 
cautérise la douleur
 
efface le temps des souvenirs
 
je m'accroche encore aux voiles des navires
 
à la fumée de quelques paquebots
 
file le temps   l'espace     les vents
 
je sais d'une autre vie du temps immobile des passages des grands espaces
 
je m'ouvre au vide
 
le temps me traverse sans douleur sans joie
 
et les voyages se terminent aux persiennes de la nuit...
 
 
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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 08:01

    P1120381

 

 

les vœux de l’an 2014 d'Ariane Mnouchkine

« Mes chères concitoyennes, mes chers concitoyens,
 
À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur.
Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?
Je m’explique :
 
Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.
D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires.
Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.
 
Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers.
Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“. Je crois que j’ose parler de la démocratie.
 
Etre consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout.
Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance. L’Etat, en l’occurrence, c’est nous.
 
Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence.
Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres : Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.
 
Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entrainera et entraine déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments.  Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.
 
Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont  ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs.
Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une œuvre, faite de mille œuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants.
Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère.
Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.
 
Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.
 
PS : Les deux poètes cités sont évidemment Pablo Neruda et Victor Hugo »

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 07:12
        nouveau-dossier 0005-002-copie-1photo jeanne
 
vers 1014
tous mes voeux
que l'année soit douce et légère
que l'horizon soit plus bleu
très amicalement
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 07:50
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mémorial à la gloire des juifs assassinés 2711 stèles
de tailles et d'inclinaisons variées
cimetière monumental ouvert en permanence 
 accessible par tous les cotés 
 photos jeanne
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:27
prends la chanson 
envole toi 
 
                             
 photo jeanne
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c ’était l’heure grise
 
l’heure qu’elle n’aimait pas 
l’heure solitude l’heure qui n’était plus bleue
elle vivait plutôt mal ces temps-ci
des temps où tout vrillait
l’approche de l’hiver son travail aux archives
elle ne supportait plus la poussière les vieux papiers le corridor sombre les étagères
tout l’importunait l’emmenait vers des lieux des pensées qu’elle croyait avoir oublié
elle a 30 ans
elle se sentait vieille si vieille si lourde si à côté des choses  des gens
les gens ça ne voulait rien lui dire
elle en côtoyait si peu
deux amies d’enfance qui habitaient encore le quartier
la concierge de l’immeuble qui l’avait vu grandir et qui se targuait de remplacer sa mère
comme si elle avait besoin d’une mère de substitution
la sienne avait bien suffit   folle  taciturne  inconstante prenant la nuit pour le jour et les vessies pour des lanternes
elle était partie un matin pendant qu'elle était à l’école
elle avait 15 ans je crois
ah le père faut parler du père
l’absent
il ne supportait pas les contraintes à la maison comme au travail
mais elle n’avait pas envie d’en parler
pas dans cette heure tardive où remontait comme une bile aigre
toute la déception du monde
 
 
et le chien n’y était pour rien
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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 09:41
 
 
photo jeanne
     P1170288
il y avait ce point de lumière
loin                   inaccessible
enfermé dans le silence
                        il se rappelle
ses yeux poussent les murs
il y avait un ailleurs
                                                   il le savait  il s'en souvenait 
la mer  
le bruit des vagues
les odeurs d'écume sur le sable
la douceur du soleil  le bleu horizon 
cette douceur des matins tôt
le chant du vent  le rire  des enfants
les cris des mouettes orgueilleuses
celà avait existé
                                                   il le savait  il s'en souvenait
il se souvenait encore de l'odeur de cette femme
du goût de ses lèvres    de sa peau 
musc jasmin ambre ? 
il n'était  sûr de rien              de rien 
il rêvait encore
celà avait-il existé dans un autre monde ? 
                                                     
                                                       lui         il était  en  enfer
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