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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 11:35
photos jeanne
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 10:52
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 11:24

 

 

 Il a dit à un quart d'heure le sommet

il me semble si loin

un quart d'heure

une heure ou plus qu'importe

il faut que j'avance

je me suis inscrite à se voyage...

irrationnelle...

je regarde autour de moi

les nuages s'effilochent à la cîme des arbres

des effilochées de coton éclatant sous le soleil

de la méringue douce

du brillant commestible

je suis en nage mes poumons

explosent

je siffle

ou plutôt ils sifflent brûlent

ma respiration se fait rapide superficielle

il semble que l'air n'arrive pas à mes poumons

ou si peu

je voudrais me poser là sur cette pierre recouverte de mousse

me déposer comme une méduse flasque

me ratatiner sous les feuilles

m'infuser dans le sol

me liquéfier

me dissoudre

m'évaporer

être une chose marginale, éthérée

un souvenir d'ailleurs

d'une autre vie

le temps se déchire

se dilate à l'inverse de mes poumons

il n'y a rien qui existe en dehors de l'air que j'avale

ce filet d'air qui soudain me suffit

me comble

je  glisse dans l'obscurité d'un creux sombre

odeurs de feuilles en décomposition

bruits étranges

le sol se fait doux moelleux

contact avec la roche tiède encore

je m'y plaque je fais corps

elle m'absorbe

me fagocyte

et là je n'ai plus besoin de respirer

photo jeanne

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 06:00
photo jeanne

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d'ici ce que j'aimais le plus

c'était la lumière, celle qui venait de loin

la lumière intemporelle

celle qui inonde

celle qui renverse,

celle qui peut vous briser de son éclat

la lumière qui au petit matin se diffuse

s'éffiloche sur la colline 

cette lumière  si peu sûre d'elle encore qu'elle semble hésiter sur les couleurs

les roses les violets sombres les gris noirs se mélangent

elle force la nuit

elle bouscule les quelques nuages qui se laissent faire

se laissent porter par la brise qui arrive

comme j'aimais ces matins-tôt

quelques barques rentraient au port

bruits de moteurs essouflés

cris des gabians-voleurs qui piquaient la mer inlassablement

l'odeur n'était jamais la même

algues pourrissantes

odeur de mazout d'essence

peut être aussi se répendait une odeur de jasmin...

était-ce du jasmin ?

je prenais tout

tout s'infusait en moi

s'accumulait en strates

en couleur

en brillance

je prenais

j'absorbais

je retenais comme un avare ces sensations

je voulais ces jours

tous ces matins

s'il était possible je serai allé les voler

mais vole t-on ce qui n'est à personne

ce qui se peint tous les matins à vos yeux ?

il suffisait d'être là

dans le silence des vagues

dans le tumulte des vagues

de s'ouvrir entièrement

je tricotais des souvenirs de lumière

d'odeurs

ils étaient là

à jamais

parfois un cri un éclat me ramenait ici

elle était vivante ma plage

palpitante ou assoupie

mais en moi profondemment ancrée

je pouvais où que je sois respirer les algues ou le jasmin

cligner des yeux devant la lumière qui ne demandait qu'à briller

qu'à m'inonder à nouveau

cette lumière m'aidait à vivre

quand les temps se faisaient plus obscurs

quand le noir essayait de m'absorber

elle était gagnante toujours en lueur douce

prenait sa place

s'expensait

et moi j'en vivais goûlement

 

 

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 07:38


 


vendredi 13, je suis chargée d'animer notre atelier « d'écriture sauvage » le sujet que je propose à 14 heures :

« quand le sage réfléchit, le diable réfléchit aussi"

 

était-il sage, était-il humain, était il ? il ne savait pas trop qui il était,

il avait sous les yeux un livre ancien, un livre écrit en lettres d'or

il déchiffrait mais il comprenait pas tout, ça parlait de loi,

de choses à faire ou à ne pas faire …

qu'en savait-il lui ? qui lui avait donné la consigne ?

 

plus loin, l'ange gabriel se moquait bien de tout cela, sur son rocher, il était retourné à ses occupations... occupations ?

vite dit. gabriel ne faisait rien ou si peu que cela revenait au même,

il comptait les moutons  dans la plaine,

il lorgnait la bergère.

une belle femme drapée dans une robe couleur de sable, c'est pour cela qu'il avait du mal à la suivre du regard, elle se confondait avec la dune mouvante.

il l’entendait chanter appeler ses moutons, sa voix arrivait jusqu'à lui, il se disait qu'il faudrait se décider à lui parler.

mais il avait le temps, il n'avait que cela,

le temps une éternité à ne rien faire …. et ça lui plaisait.

l'autre regardait aussi la plaine, les nuages, le vent (l'autre pouvait voir le vent) ne voit pas le vent qui veut.

en regardant plus attentivement, gabriel voyait une femme derrière un massif de cyste

une femme qui regardait l'autre. il ne rêvait pas, elle surveillait l'autre...

l'autre ne voyait rien, fixé sur son vieux livre.

des phrases incompréhensibles, il ne comprenait rien

- "tu ne tueras pas" cela lui semblait évident, car l'autre ne faisait jamais le mal,

la femme eut un sourire, agita ses bras, roula les yeux vers une cité que gabriel ne voyait pas.

au ciel montait une épaisse fumée noire, les armes crépitaient.

la femme riait,

comme les hommes sont prévisibles, et fou et imbéciles et cruels.

se tuer semble être un de leur passe-temps préférés,

qu'ils crèvent alors !!!!

sur le vieux livre, une autre phrase attira son attention

« tu ne convoiteras pas le bien d’autrui »

quel idiot avait pu pondre cette ineptie ? elle se tordait de rire,

elle actionna un bouton de son Ipad

la terre se mit à trembler,

la montagne s'écroula, laissant place à des hommes en noir,

blindés, bombes

décidément elle s 'amusait beaucoup …

 

que disait la 3eme phrase ?????

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:55
sang titre
sang titre
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 08:07
même les statues pleurent...
photo jeanne

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 04:42
photos jeanne
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 08:56


 

photo jeanne

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il lui arrivait d'avoir sommeil vers 15 heures,

après une mauvaise nuit, alors la sieste s'imposait, courte efficace,

parfois pas toujours

il y avait des jours où heureusement il n'avait pas sommeil

des jours avec des nuits sans

il savait que ce soir, il s'endormirait tôt,

il baisserait la lumière bleue, s'enfoncerait dans le matelas comme dans la nuit

il tomberait, mais cela ne durait pas

il dormait quelques minutes d'un sommeil indispensable des minutes incompressibles

il avait cette fausse impression de nuit pleine,

il se réveillait, rallumait la lampe bleue,

essayait la lecture, ou alors trop fatigué il se faisait son cinéma,

se souvenir d’événement d'hier, ou même d'avant hier,

le dernier film, le titre, le metteur en scène,

souvent sa pensée ne s'accrochait à rien,

des mots dans un labyrinthe, des sensations, des odeurs arrivaient,

son amour pour la femme du 4eme...

une courte passion les avait télescopé,

un choc,

une rencontre contre l'ennui, la solitude,

un embrasement qui les laissait sans voix, sans tendresse, échoué, secoué

une passion ?

non, juste des désirs d'amours rêvés, un comblement, un complément de peau, une exaltation épidermique,

elle était partie avec ses chats, ses bracelets, ses tapis,

elle était partie.

la tête coincée dans l’oreiller, il cherchait le frais.

par la fenêtre ouverte il sentait la nuit, l'humide.

l'albizia frémissait.

à peine s'il se senti sombrer.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 08:51
photos jeanne

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mon mur est fait de briques légères

de briques ailes de papillon

de couleurs soleil levant

d'ombres blanches

de rêves

c'est un mur fragile, mais

il résiste aux vents

aux tempêtes

au temps

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  • : ... "mes seules certitudes sont les fleurs de l'amandier... la mer son rivage et les constellations d'étoiles.." MES PHOTOGRAPHIES NE SONT PAS LIBRES DE DROITS
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