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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 08:43
 
 
 photo jeanne
 P1170948-005
 léna a posé la main sur le réveil
 
5 heures tôt             trop tôt
 
les nuits se font plus longues            plus fraiches
 
des langues de nuages gris s'étirent
 
du rose au levant
 
odeur particulière des matins-tôt
 
qui mélangent dans l'humidité toutes celles du jardin
 
premier-café-chants-d'oiseaux
 
installés dans le cyprès ils veulent  cueillir le jour
 
elle paresse encore    s'évade
 
la grande plaine ou la mer pour elle c'est pareil
 
même immensité             même horizon lointain
 
mêmes chants                 mêmes murmures
 
l'instant devient éternité
 
léna revisite leurs lieux             elle repousse le jour
 
oui je suis   trace
 
une trace bleue visible sur la peau comme une peinture
 
un tatouage     un cri
 
un chant venu de loin un chant d'homme libre
 
révolté devant ce monde qui s'emballe comme un cheval furieux
 
dans le bleu-nuit léna s'endort
 
 

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Published by jeanne
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moi 09/09/2013 16:44

Il ne pouvait renoncer à cette rencontre
Quelques pas dans la colline
Un regard furtif sur ses talons hauts
Ses jambes galbées à la démarche incertaine
La sensation parfois du frôlement du cuir
D’une robe rouge gainée sur sa peau
Comme un gant presque trop serré
Il ne pouvait ignorer tout cela
Il savait que Léna était la femme de sa vie
Celle qui permet tous les désirs
Toutes les libertés
De sexe de parole d’insolence
Il ne cessait de l’imaginer
A travers toutes ces rencontres
Toujours plus excessives et sublimes
Il voulait qu’elle lui appartienne
Lui, il était possédé déjà depuis longtemps
Même s’il s’en défendait avec maladresse
La chaleur de son corps éprouvait ses moments fous
De leurs rencontres
Il se décida de lui donner rendez-vous dans un de ces endroits
Qu’ils aimaient tous les deux
Et qui inspirait
Le plaisir.
il l’appela
Il ne pouvait se passer d’elle
Il aimait sa voix dans son oreille
Cette pénétration audacieuse
C’était toujours comme au premier jour
des mots qui coulaient comme du miel
La même émotion
Le même désir
Comme sur cette aire d’autoroute
Près des Alpes
Où il l’a embrassée pour la première fois
Furtivement
Puis plus longuement
C’était déjà le début de leur histoire
Des regards échangés qui en disaient long
Sur leurs rencontres à venir
Après ce fut une très longue passion
Où ils apprirent une relation
Qui les dépassait
Les possédait
Elle les faisait parfois souffrir
mais c’était d’une telle intensité que toujours
ils se retrouvaient
inventant l’amour
le leur
un corps à corps qui leur appartenait
une chevauchée de fantasmes
qui ne les étonnaient même plus
ils se savaient à jamais liés
par une intimité sublime sacrée
leur intimité.

jeanne 14/09/2013 08:58



léna sourit


c'est elle qui l'avait embrassait la première


elle s'en souvient  comme d'hier



Roger DAUTAIS 30/08/2013 19:09

Merci pour ce très beau texte
.Amitiés.

Roger

jeanne 02/09/2013 08:37



et merci à toi pour l'enchantement


amicalement



arletteart 30/08/2013 15:37

Quand les petits matins - chagrins deviennent lumière et que tout est alors possible
Joli bleuté imperceptiblement poétique

jeanne 02/09/2013 08:42



je parle souvent de mes matins


ils sont l'espèrance de mes jours


j'aime ces moments de solitude



Henri-Pierre 30/08/2013 14:42

Belle chronique de la mort annoncée d'un été

jeanne 02/09/2013 08:44



morte saison


mais une autre arrive dans la douceur des roux



JMS* 30/08/2013 12:23

C'est un plaisir de lire ce petit poème sans prétention...

jeanne 02/09/2013 08:44



merci JMS* merci



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