Elle est née de la vague
sauvage ou douce innocente
De cette mer
Ecume dentelle de brume
De sang
Du soleil
Bordée d’îles
Elle est ce passé
Qui hante les pierres roses des forts
sorcière
Elle pourrait perdre les marins
A l’entrée des ports
Le frioul est l’unique pierre qui orne son cou
Ces terres d’en face qu’elle aime
la regardent
l’attirent
Elle est l’arabo-espagnole italienne
La grecque
Métisse
Peau brune gorgée de soleil
Paupières noircit au khôl
Ses cheveux se décoiffent au vent
la lune l’habille d’argent
la nuit la dévêt de ses voiles
fragile et forte
Elle est femme-sud de tous les suds
*photo jeanne